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EN ATTENDANT « BARBECUE 2 »
    Newsletter innovation de Thésame où il est question de l'art du barbecue ... et de bien d'autres choses !
    

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. EN ATTENDANT « BARBECUE 2 »
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Vous savez ce que c’est ! Lorsque l’été est là, les barbecues, tout comme les pissenlits, fleurissent dans les jardins. Si les seconds font pester le jardinier du dimanche que je suis, les premiers animent avec ardeur le lien social des bipèdes que nous sommes. Le barbecue, c’est l’heure des fêtes entre copains, des apéros entre amis, du petit rosé bien frais, à consommer avec les voisins et la modération adéquate.

Que du bonheur ! Les discussions s’animent, l’esprit s’évade, les rires explosent et… la magnifique pièce de Charolais que l’on avait choisi avec amour passe du rouge au rose, du rose au brun et du brun au noir profond. Cette merveilleuse viande juteuse qui devait faire la fierté du cuisinier se transforme en semelle de godillot ayant fait 3 fois le tour du monde. Vous rigolez ? Et pourtant, c’est la bien triste aventure arrivée à votre chroniqueur patenté. J’étais averti, je connaissais les risques, je maitrisais la recette, mais en oubliant quelques minutes la puissance de ce maudit charbon de bois rougeoyant, je passais du grade de chef étoilé à celui bien moins prestigieux de piteux barbecuteur.

Bon, d’accord, il n’y a rien de grave dans tout ça hormis une petite tache à l’amour propre.

C’est moins vrai lorsque ce barbecue en folie, se déploie sur toute la planète. Cet été, j’ai parcouru les Alpes du Nord dans tous les sens et plutôt à l’altitude où la gente bovine n’a plus grand-chose à ruminer. Et là, mon gars, ce fut le choc ! Les vaillants glaciers, fierté de nos montagnes et pourvoyeurs de nos torrents impétueux souffraient en silence d’une canicule précoce et d’une diète hivernale en blancs flocons. A la fin juin, leur surface grise et crevassée faisait penser à une mauvaise pub pour une crème antivieillissement mal appliquée. Des voies d’alpinismes interdites, des skieurs d’été sans ski, des rochers qui profitent de l’absence de regel pour se faire la belle. C’est la panique dans les hauts alpages.

Mais qui entend le cri des glaciers qui se meurent ?

Je ne sais pas vous, mais moi, entre les incendies virulents, les déluges à la Noé et les icebergs géants qui se prennent pour des paquebots de croisière pour ours polaires, je commence à trouver anxiogène la répétition des épisodes météorologiques un chouia extrême.

J’en étais là dans ma chronique quand je vois se pointer Irma et sa cohorte de pseudo-spécialistes de la cause cyclonique. Entre les journalistes : « allo docteur, c’est bien dû au réchauffement climatique ce tourbillon titanesque » et les vrais scientifiques qui expliquent que « dans le cadre de nos connaissances, il n’est pas possible de lier l’un à l’autre si on regarde avec la plus grande attention les modèles en vigueur », il y a de quoi désarçonner le plus croyant des adorateurs du thermomètre échaudé.
Et les gars, faudrait peut-être commencer à se dire que Monsieur et Madame Michu sont aussi capables de comprendre que notre planète Terre est un peu plus complexe qu’un faitout se dorant tranquillement la pilule sur un coin de réchaud !

Bingo ! Trois scientifiques de « The Scientific American », une revue assez branchée vulgarisation de bon niveau, mettent les pieds dans le plat. Et que nous disent-ils ? Dans la science météorologique, il y a 2 approches radicalement différentes du problème du réchauffement climatique, 2 écoles, 2 philosophie de la vie. La première, type rouleau compresseur, consiste à ne dire que ce dont on est sûr à 100% en partant des lois de la physique moultes fois éprouvées. La seconde approche part de modèles statistiques plus ou moins complexes pour prédire le possible, le probable ou l’incertain. Le truc à faire flipper le gars qui veut savoir si c’est blanc ou noir. Et l’horreur pour le journaliste en manque de scoop saignant.

Mais dans les deux cas, et pour des raisons différentes, les approches concluent que les évènements extrêmes vont devenir de plus en plus extrêmes. Dit autrement :
« les gars, il faut se magner le c.. . Après vous pouvez toujours mégotter sur les mécanismes en action mais la réalité est face à nous : ça chauffe dur et ça peut vraiment castagner ».

Bon, on ne va pas se gâcher les bienfaits des vacances mais on va devoir retrousser les manches, faire transpirer les neurones, pas mal innover et probablement laisser tomber quelques égoïsmes pour contrer le giga grille-pain planétaire. Un sacré challenge à méditer dans l’attente de l'épisode BARBECUE 2 du mois prochain.

André Montaud
Pour réagir : am@thesame-innovation.com

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