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L'automne du barbecue (newsletter de novembre 2017)
    Fin de la trilogie inno-climatique, où il est question encore de l'ONU, du pliocène, du méthane bovin, d'égo écologique et de plein d'autres choses qui font le piquant de la vie. Le réchauffement est bien un art complexe lorsqu'on veut le piloter !
    

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- L'automne du Barbecue ?
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J’étais en train de me dire que j’allais réussir ma trilogie climatique, tel un Georges Lucas de l’innovation, quand le téléphone sonna :

- Allo
- Allo ! C’est vous qui écrivez la série de BARBECUE ?
- Euh, oui. C’est un truc sur le réchauffement.
- Ouais, on sait, on a vu. L’épisode 1 était consacré aux prudences des scientifiques. Le second au 2°C politique. Mais, maintenant va falloir vous manier pour sortir l’épisode 3.
- Ah oui ? Mais qui me le demande ?
- Vous ne nous avez pas reconnu ? On est les gars de l’ONU que vous avez bien égratignés. Mais là n’est pas le problème. La situation est quasi catastrophique. On fonce tranquillement vers le +3°C. Alors votre BARBECUE 3, vous allez nous le préparer fissa.

Bon, là je sais, tu te dis que ton chroniqueur est devenu mythomane. Mais j’y peux quoi si les mauvaises nouvelles s’accumulent ? La Suisse nous dit que les glaciers alpins ont perdu 3% de leur volume en un an pour cause de canicule extrême et de pluies qui se refusent de tomber. D’autres études montrent que la hausse des températures des océans n’a jamais été aussi importante au cours des 100 derniers millions d’années. Et le PNUE explique que pas mal de pays ne tiennent pas leurs engagements de Paris concernant la réduction de CO2. Oh, pas la peine de faire les gros yeux à Trump, l’Europe au le Japon ne sont pas franchement mieux lotis. Non, les relativement bons élèves sont la Chine, l’Inde et la Russie. Succès bien relatif car la Chine, en termes d’émissions, représente à elle seule plus que l’Europe, le Japon et les USA réunis. Ben oui, il y a de quoi flipper, d’où le coup de gueule Onusien pas vraiment policé de Erik Solheim. Avec plus de 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la Terre a récupéré sa médaille d’or du pliocène à une époque où Bordeaux jouait plus au sous-marin regardant passer les poissons qu’à une métropole vinico-aéronautique.

Tu paniques ? Alors, on se calme et en bon ingénieur on regarde les bras de leviers. N’allez pas croire que je vais vous parler des aspirateurs urbains à CO2, dont la principale efficacité est de gonfler l’ego écologique de certains maires. Non, on va essayer d’être un peu sérieux. Déjà les ordres de grandeurs : à quelques milliards de tonnes de CO2 près, on en balance aujourd’hui autour de 50 par an dans l’atmosphère alors que pour rentrer dans les clous il faudrait tendre vers les 40.

- Ben on a qu’à réduire la pollution des voitures.
- Mouais, mais t’as un peu perdu, aimable lecteur !

La première source d’émission de gaz à effet de serre est l’industrie (32%), la seconde l’agriculture et la forêt (25%), la troisième le bâtiment, chauffage et climatisation inclus (18,5%). Les transports viennent bien après avec 14% (GIEC -2015).

Et là, tu te dis, mais qu’est ce que je peux faire dans tout ça ? Heureusement qu’il y a des gens savants qui pondent des rapports, pensent pour nous et tracent la voie. Par exemple le scénario de Bridge explique que le gain doit venir pour moitié du rendement énergétique (en gros, je fais aussi bien avec moins). Puis pour 25% du secteur de la production d’énergie avec l’augmentation des renouvelables et la baisse de l’utilisation du charbon. Les 25% restants sont classés dans les divers dont la maitrise du méthane (et je ne parle pas de mettre un bouchon pour contrer le pet des vaches mais des fuites dans la production de gaz naturel).

C’est bien beau tout ça, mais ça donne quoi dans ma vie de tous les jours ? Si le chauffage avait un coût énergétique de 100 en 2013, il devrait tomber à 30 pour atteindre l’objectif. Idem pour l’automobile qui doit plonger de 6 à 4 vrais litres de carburant pour 100 km ou l’éclairage qui devrait être divisé par 2. Et là tu te dis, vélo (bon pour la santé), ampoules LED et isolation au top.

Idem pour l’industrie qui va devoir revoir ses process de fabrication. Moteurs électriques et réducteurs moins énergivores, recyclage, systèmes « intelligents » (merci la mécatronique). Bref, un pan entier de l’usine du futur. Quand à l’agriculture au sens large, les modes d’élevage ou la reforestation à outrance pourrait bien être dans les priorités.

Dans cette course contre la montre, car s’en est réellement une, on voit pour la première fois que la solution est avant tout planétaire avec de la Politique avec un grand « P », de l’innovation avec un grand « I », et probablement une baisse drastique des égoïsmes individuels ou collectifs (en fin de chronique, on a le droit de rêver, hein ?)
D’ici là, BARBECUE risque de connaitre quelques autres épisodes !

André Montaud
am@thesame-innovation.com

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