PROGICIELS : après le succès de 2019,
cap sur l’édition des 25ans !

octobre 29, 2019

L’entreprise humaine au cœur digital : quel bon résumé de cette 24ème édition du salon Progiciels qui a tenu une nouvelle fois toutes ses promesses : l’espace Rencontre d’Annecy-Le-Vieux a bourdonné telle une ruche au rythme des conférences et des workshops, avec, en ligne directrice, l’importance fondamentale d’intégrer les équipes dans la révolution digitale que connaissent les entreprises. En fin de journée, exposants et visiteurs sont repartis avec le sourire pour une édition qui a égalé les records d’affluence et où les contacts commerciaux semblent avoir été très fructueux dans l’ambiance feutrée du numérique.

Une inauguration qui montre la stature majeure de Progiciels :

En accueillant la délégation qui a inauguré le salon, André Montaud (Thésame) a tenu à souligner les 3 enjeux qui impactent la révolution numérique :

  • Enjeu de formation des décideurs privés et publics car la vitesse d’apparition des nouvelles technologies est telle qu’il est essentiel de comprendre pour bien sélectionner les investissements efficaces et non les effets de mode.
  • Enjeu de management, car le numérique qui facilite la transmission de l’information entraine de facto une refonte des organisations et des lieux de prise de décisions au plus près du terrain.
  • Enjeu environnemental enfin car on ne peut pas continuer sur un rythme effréné où on se préoccupe de l’efficacité du software et du hardware, en oubliant la croissance exponentielle de la consommation énergétique du numérique.

Non sans une certaine malice, il a proposé de redécouvrir la frugalité de l’informatique des origines où l’on mettait l’intelligence à optimiser les logiciels pour répondre à des tailles de mémoire très limitées : « retrouvons l’esprit du Commodore 64 ! »

Pierre Lambert, Préfet, Juliette Jarry, vice-présidente au numérique de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Christian Heison, vice-président du Conseil départemental de la Haute Savoie, Bernard Accoyer, vice-président à l’économie du Grand Annecy et de nombreuses personnalités des institutions et du monde économique ont insisté sur la puissance de la mutation numérique et la manière dont l’industrie s’en empare. Pierre Lambert : « Je ne peux que me réjouir de ce que je vois aujourd’hui, qui démontre la vivacité du territoire ». Juliette Jarry a évoqué la structuration qu’apporte le Campus du Numérique porté par la Région Auvergne Rhône Alpes « dont la vocation est double, à la fois outil de préfiguration en perpétuelle évolution des usines numériques et outil de formation aux nouveaux enjeux. La spécificité de notre Campus est d’être à la fois un lieu physique à Charbonnières près de Lyon et un campus, hors les murs, irrigant tout le territoire ». Bernard Accoyer, enfin, a rappelé « le modèle préfigurateur industrie-Université qui a été mis en place en Haute-Savoie et qui démontre son efficacité depuis un quart de siècle au travers du salon Progiciels ».

Un village « Internet des objets » qui a fait le plein

L’internet des objets (IoT) est une des briques essentielles de la révolution numérique. En réunissant 8 acteurs depuis la gestation de l’idée jusqu’à son industrialisation, le consortium IoT Collab a fait carton plein, répondant à une demande essentielle des industriels : trouver des solutions personnalisées et clef en main lorsqu’on n’est pas dans son cœur de métier !

Mais le buzz est venu d’ailleurs puisque le robot éducatif Winky développé par la Start-Up parisienne Mainbot faisait sa première apparition mondiale dans sa forme définitive commercialisée pour Noël. Le secret avait été bien gardé jusqu’à l’ouverture. Winky a été conçu et fabriqué par des sociétés de Haute-Savoie et avait sympathiquement réservé sa première sortie publique au berceau de ses neurones. D’apparence joviale – il ressemble à un petit chat dodu –, Winky est un robot dont les yeux, la tête, le corps et la bouche s’animent et interagissent avec l’humain. Rien de bien surprenant jusque-là. Sauf que pour qu’il s’anime, il faut au préalable créer des lignes de codes simplifiées dans une application pour tablette et ensuite envoyer la commande à Winky via le Bluetooth. « L’idée générale, c’est d’initier les 6-12 ans aux bases du code et de la programmatique de façon ludique », explique Isabelle Excoffier, directrice commerciale d’Inventhys, entreprise ancilevienne qui a co-conçu Winky.

Des conférences de haut niveau

On attendait la conférence de Olivier Bas (VP de Havas) comme un moment clé du salon … et il n’a pas raté son rendez-vous, attaquant très fort avec son équation qui fera date : demi Décision égale Bordel puissance 2 ! Plus sérieusement, il a patiemment démontré combien la révolution numérique était avant tout une révolution humaine, difficile à mener dans un environnement économique complexe et incertain. Nous ne pouvons pas vivre dans l’entreprise aujourd’hui comme au siècle dernier. Le numérique, nous dit-il, vient modifier l’engagement des salariés, les modes de management, afin de mobiliser tout notre potentiel créatif. Les entreprises en tirent profit, mais les humains en sont les premiers bénéficiaires : ils explorent de nouveaux potentiels, réinventent la vie collective. Entre les lignes, Olivier BAS nous explique que les entreprises sont contraintes de nous donner davantage de libertés si elles veulent se développer…

La table ronde « de l’humain au digital, sans perdre l’humain » en a apporté la démonstration. Alors que l’on a tendance, souvent, à imposer des outils qui viennent fortement contraindre l’organisation des équipes, l’expérience menée par la société SAMES KREMLIN nous montre qu’en mettant la priorité à l’humain, le numérique devient un véritable levier de développement. Des séminaires ont au préalable permis d’identifier les enjeux.  Ils ont permis également la prise en compte de la réalité de l’entreprise, des habitudes de chacun, des animosités entre certains collègues… C’est une envie collective de se transformer qui a enclenché la mobilisation d’outils numériques. Résultat : une transformation rapide des pratiques de l’entreprise.

Idem avec la conférence d’Astrid STUCKELBERGER sur cette intelligence artificielle qui nous offre la possibilité de transformer notre expérience humaine, d’améliorer les conditions de travail, ainsi que la qualité de vie dans la vieillesse…Mais qui nous contraint tout autant à nous reposer des questions éthiques. Quelle humanité voulons-nous ?  Quelle part de notre intimité souhaitons nous garder ? Sans trancher la question, Astrid nous laisse à penser que nous grandirons de cette expérience.

L’éthique, comme rempart au tout numérique ? Une question abordée aussi dans la remarquable Keynote « carte blanche à Bruno Bonnell » sur la robotique : « On augmente notre intelligence, mais on ne la délègue pas totalement. Il faut des barrières, des garde-fous. Il y a des questions à se poser avec certaines applications, notamment avec l’intégration d’électronique dans la biologie. C’est un choix de société qui va dépendre des pays et de leur politique ». Mais c’est à un cheminement encore plus futuriste auquel il nous a amené à réfléchir : « Pendant longtemps, on a cru que la robotique était un sous-produit d’autres métiers, ou d’abord et avant tout du logiciel…mais ce n’est plus le cas. Nous vivons un moment un peu exceptionnel au niveau mondial. La robolution implique un changement de paradigme avec des conséquences sociétales majeures. La révolution industrielle a engendré l’utilisation de nouvelles énergies et leur développement, des nouvelles technologies et de nouveaux systèmes politiques, c’est-à-dire de nouvelles manières de vivre. La transformation digitale porte sur une toute autre forme d’optimisation qui va nous amener à repenser notre relation au monde, au travail et au loisir, et à l’interaction entre nous et les machines. Cela ne va pas se passer du jour au lendemain mais c’est un débat technique, politique et philosophique auquel nous ne pourrons échapper.

Et Progiciels demain

Au vu des résultats de cette édition, les organisateurs sont optimistes pour le Progiciels des 25 ans qui sera une nouvelle fois très différent : « Nous devons réinventer notre organisation en ‘places de villages’ » rappellent Chloé Biget et Valerie Braesch. « L’affluence dans les ateliers pratiques, au cœur des stands est telle que nous manquons de place pour accueillir tout le monde, rendant même la circulation difficile dans le salon aux heures de pointes ». C’est la rançon du succès qu’aimeraient probablement avoir beaucoup d’organisateurs d’évènements.

Ce qui est sûr, c’est que pour son édition du quart de siècle, Progiciels sera totalement nouveau, dans la forme, comme dans le fond avec des intervenants d’exception.

Rendez-vous le 08 octobre 2020

Les inscriptions pour les exposants sont déjà ouvertes !

 

Votre contact :

Chloé BIGET – cb@thesame-innovation.com

>Le Salon Progiciels

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